Myringa et ce petit poisson bleu vous souhaitent
une très bonne année deux-mille-dix-sept !
Il s'appelle "Shikantaza" il a été concocté entre l'Ardèche profonde, Bombay, et Marseille. Marseille bien sûr puisqu'il s'agit du nouveau Chinese Man. Le deuxième véritable album du groupe, si l'on ne compte pas leur série "Groove Sessions" ou l'album avec le prodigieux Tumi, mais ce serait dommage de négliger toutes ces pépites sorties depuis une dizaine d'années. Bref, un disque dans la lignée des productions finement ciselées qu'ils ont l'habitude de nous proposer, et même encore un niveau au-dessus. Du hip-hop zen, plein de vie et d'envies, qui puise sa richesse dans la diversité.
Je n'aurais jamais imaginé présenter un jour un disque sur la pochette duquel on pouvait voir une Renault Fuego. Une Fuego, au clair de lune, sur une route du Nouveau-Mexique, ou peut-être de Bretagne. Ce n'est pas le viaduc de Morlaix au fond de ce paysage rouge et noir? Bon, en réalité le trio est bien originaire de ce coin, Saint Brieuc précisément. Et écouter leur musique en traversant le Nouveau-Mexique à bord d'une Fuego pourrait certainement se révéler être une des expériences les plus rock'n'roll de votre vie. Surtout après avoir consommé de l'ayahuasca, ce breuvage chamanique amazonien. Bref, au programme de ce premier album: rock lourd et puissant, un peu psyché-blues, un tantinet garage-hargneux, dans l'esprit de The Dead Weather ou Band Of Skulls, donc très bon.
Le papi (soixante-dix balais paraît-il) s'appelle Vic Moan, musicien-poète américain vivant en France depuis les années 80, méconnu, il a pourtant déjà collaboré avec des gens comme Bumcello, Seb Martel, et même Les Rita Mitsouko. Ce nouvel album, "Skinny Man", est produit et arrangé par Fred Pallem, autant dire que le groove de qualité est 100% garanti.